Mon voyage à Rivière du Loup (ou le périple Plumien)
INTRO:
Mon premier "vrai" voyage en solo. Il me fallait le faire seul pour des raisons de défi. Quoi de mieux que l'été et une bonne raison ?
La bonne raison ? Une exposition sur Plume Latraverse au musée du Bas St-Laurent organisé par un vieux copain de Plume (de l'époque le la Sainte-Trinité). Aillant prêter des objets de ma collection personnelle, cela augmentait ma hâte d'y aller le plus rapidement possible...
Le plus grand des hasards fut d'apprendre qu'un ami Plumeur (rencontrer sur eBay), aidait à monter l'expo...Heureux hasard qui comme Ulisse... Bref, la vie fait parfois bien les choses...
LE DÉPART:
(écrit dans l'autobus en direction de Rivière-du-loup)
Attention aux orignaux indique le panneau. Me voici rendu sur la 20, passé Trois-Rivières.
Ce matin le cadran était de bonne heure sur le piton. 4H35...ouff !! Même le café n'arrivait pas a faire son travail.
Pas le temps de me réveiller plus. Call un taxi vers 5H05...
Par chance que je me suis pogné un taxi bavard. Le chauffeur me jase de tout en même temps: météo, guerres, immobilier, polices, vacances...Ou ben la caféine commençait à faire effet, ou ben j'ai trouvé un nouveau moyen de me stimuler le cerveau : Le chauffeur de taxi !
Arrivé au terminus voyageur un peu avant le temps, je regarde les futurs passagers se regarder. Tout le monde se regarde là-dedans. Bizzare ! Peut-être se cherchent-ils un chauffeur de taxi qui ne demandera rien d'autre que leur stimuler le cerveau...
L'autobus Orléans décolle à l'heure prévue. Je m'assois derrière le chauffeur...Mais pas pour jaser cette fois, pour la vue seulement. Je tenterais de dormir un peu. L'autobus est confortable. Le seul inconvénient de s'asseoir derrière le chauffeur est j'ai pas beaucoup de place pour mes jambes. Un peu 'squeezé".
Ça brasse sur la 20
Elle n'est plus jeune cette 20. L'asphalte est ridé. Elle a plus que des pattes d'oies dans face cette "légendaire" autoroute...
Pas réussi à dormir. Je me suis "pluggé " sur mon iPod écoutant tantôt du Plume (ha ben...?) , tantôt du Brassens...Bien concentré sur les textes. Variés ce iPod ;-) J'ai quand même réussi à relaxer au point d'être vraiment en transe, et ce, malgré la hâte d'être sur les lieux du point d'arrivée.
Sur la route, passer le restaurant "Le Madrid" il y avait des nuages d'une beauté hallucinante. Je me souhaite de tels nuages dans le ciel de Rivière-du-Loup. De gros cumulus bien joufflu avec beaucoup plus bas, des petits très noirs. De toute beauté,
Nous avons, moi et la moitié des passagers de l'autobus, été ralenti par un accident de route.. Une mini fourgonnette avait fait un capotage. Le conducteur était sous le soin des secouristes. Le passager avait été transféré au paradis. Partit lui aussi voir, à sa façon, la Sainte-Trinité. Son dernier moment terrestre ne sembla pas être de tout repos...Dans une position peu confortable située entre le ravin et la mini fourgonnette. Encore un mort "live" d'accident de la route à mon actif pour cet été 2006.
Coudon...
(Écrit sous le pommier du Day Inn où j'ai logé pendant mon séjour; le pommier me chie d'sus...)
Arrivé à Ste-Foy à l'heure à l'heure promise par l'horaire de la compagnie d'autobus. C'est l'heure de transférer les pénates dans l'autobus qui me mènera a Rivière-du-Loup. Une pose pipi s'impose.
Après ce pipi gargantuesque, pose cigarette. Pas facile la vie de fumeur. Une demi-cigarette seulement, car le bus ouvre déjà ses portes. Par chance, j'ai penser d,apporter 3 paquets de gomme. Contrairement à l'autobus Montréal - Ste-Foy, l'autobus est pleine. Mon compagnon de banquette est un kid de 12-13 ans anglophone de langage, qui un coup endormi, est porté a penché sur mon bord...Diantre...Heureusement que son système nervo-sensoriel s'en rend compte. J'ai presque dormi. Pas grand chose à regarder sur la 20. De temps en temps, je m'ouvre l'oeil pour voir si le décor change de look. Un bout de fleuve (très large) par-ci, petite fermette par-là, et ce, au doux chant des chansons "relaxe" de Plume.
Je pense à ma petite famille que la route éloigne. Je ne m'en fais pas pour Isa et Marilou, mais je demande "au positif" qu'Arianne aille bien. Je me sentirais bien loin si fallait qu'elle ne file pas...
Je regarde la route et je le trouve beau mon Québec, mon pays a faire...Je songe aussi à cette mission que je me suis donné en cet été de l'an de grâce 2006; partir tout seul. Loin et seul. Coincé entre "la chienne" et la "contentitude", je referme l'oeil.
Sorti de mes rêveries philosophiques, l'écriteau me crie: Rivière-du-loup, 10KM.
WWWWaaaa !!!! Bientôt arrivé.
L'ARRIVÉE:
Louis, mon ami Plumeur, m'attend au terminus. Content de me dénoué les membres, de fumer et de rencontrer ce Plumeur qu'eBay a mis sur ma route.


Après un bref échange, nous embarquons dans sa voiture. Louis me fait découvrir les "spots" pour prendre des photos. J'ai tellement regardé les cartes de la région que je sais presque le chemin par coeur. Arrêt dans une brûlerie pour déguster un café et continuer notre placotage. On placote de la région, Louis est très impliqué et se fait saluer partout où nous sommes passés. Wow, une vedette de la région du Bas St-Laurent ;-) On placote sur l'exposition sur Plume et sur lui... Le café étant terminé, Louis me conduit au Day Inn. La chambre est déjà disponible. Je remercie Louis qui me remet sa bicyclette. Je monte à la chambre 217. Me délestant de tout ce que mon sac à dos (sac pour caméra photo) comporte et qui ne me sera pas utile pour ma première balade, je fais le tour de la chambre cherchant "le Nouveau Testament ". Une vieille habitude que j'ai pris lors de mes séjours dans un hôtel et motel. Ca fait bien rien ma femme ça...Elle me trouve drôle à chaque fois... NIET ! Les Gédéons ne sont pas passés dans cette chambre.

(écrit au clavier de mon ordinateur, j'ai pas écrit dans l'autobus du retour)
La faim s'empare de moi. N'ayant pas déjeuné ce matin, j'ai l'estomac dans l'étalon !
J'fly pour le Musée en passant par un garage pour me prendre un sandwich préfabriquer et un jus. J'attache ce mini dîner sur mon sac a dos. Je le mangerais rendu au musée. Le musée n'étant pas très loin de mon hôtel, je suis arrivé quelques minutes plus tard. Installé sur l'une des tables à pique-nique sur le terrain du musée, j'ai englouti mon lunch comme un goinfre. Je regarde le musée en pensant que je suis privilégier de participer a ce clin d"oeil à Plume pour ses 35 ans de vie artistique. 35 ans à rouler sur la voie d'accotement. À faire le contraire de ce que les autres font. 35 ans et toujours là. Une richesse de mots, de regards sur la vie qui passe, qui écorche et qui égorge. 35 ans à mettre en valeur le carnavalesque Plume. J'espère bien que cette exposition ouvrira l"oeil du moins averti et que ce même oeil y trouvera autre chose que ce qu'il y voit. Voyez-vous ? Le public prendra peut être plus de temps a gratter un peu pour y voir autre chose que ce que l'on voit a première vu. Ils ont le temps, dans le musée...

L'EXPOSITION EN LIVE !!!
Voilà, j'entre dans ce petit musée. Je traverse l'expo de Plume pour aller payer mon droit de regard. Huguette l'accueillant est là et me décrit tout ce qu'il y a dans le musée. Lorsqu'elle arrive enfin à l'expo de Plume dans ses explications, je la coupe. C'est pour cela que je suis ici. Explication brève de ma rencontre avec le Doc Landry et mon amitié naissante avec Louis. Elle est vraiment top-accueil cette dame. On se sent comme chez nous.

L'exposition est bien montée. Bien balancé. On erre dans l'univers de Plume sans musique. Que du visuel.
L'époque de la "Ste-Trinité" est très présente. Des artefacts à déplumer les Plumeurs. Plusieurs dessins inédits. Beaucoup de photos, de toiles et d'affiches. Toutes les pochettes y sont sur le même "pan" de mur. Une belle tapisserie.
J'dois y avoir passé près de 2 heures. D'abords, j'ai fait la visite item par item, ensuite, j'ai erré entre les époques... Une pas pire épopée comme dirait l'autre.
En tant que collectionneur invertébré de ce chantre brun, laissez-moi vous dire que j'aurais fait une proposition d'achat du musée au complet ;-) Pour la section Plume évidemment, car le musée a aussi sous son toit une exposition de photo d'époque du Bas Saint-Laurent et quelques oeuvres d'artistes de tout les styles. J'ai visité les 2 autres sections vite vite car mon ami Louis m'attend pour souper.
Après avoir remercié l'accueillante Huguette, je suis parti chez Louis. Direction de Notre-Dame-du-Portage. 10 Km en vélo. J'ai sué pour douze. En forme le gars...Hum ! En forme de vieux dinosaure oui !!! Chemin allant, le paysage était de toute beauté. L'air salin (le fleuve est au 3/4 salés), le fleuve, tout était là pour que ces 10 Km se fassent sans trop faire pitié. Arrêt ici et là pour contemplé dame nature dans toute sa splendeur et pour reprendre mon souffle. Le fleuve est tellement large ici que les gens n'appellent pas ça le fleuve. Non, pour eux c'est la mer. Tous les gens rencontrés l'appellent la mer.
C'est le lendemain, lorsque je serai sur "la pointe" de Rivière-du-Loup que je comprendrai enfin pourquoi il l'appelle ainsi. Et on repart... Les maisons qui longent le fleuve sont magnifiques. Pas une pareille. Tous vielles et bien entretenues. C'est de grosses maisons, car elles ont été construites entre 1800 et 1900 (ou dans c'est eau là) du temps des grosses familles...

DANS LA PIAULE DE LOUIS !
Me voilà enfin rendu à Notre-Dame-du-Portage, il ne me reste qu'à trouver la maison de Louis. Je traverse le "village". C'est tellement petit comme village qu'il n'y a même pas de dépanneur. Un bureau de poste, une église (évidemment) et plein de jolies maisons. C'est curieux l'effet d'être seul dans un endroit si lointain... Enfin, la maison de Louis est là, devant moi et il n'y a pas de voiture...Oupsss ! Je sonne. Thérayse vient me voir (la femme de Louis, vous l'aviez devinez j'espère). Elle est avec un client. Elle m'invite à aller attendre Louis, qui est parti faire des emplettes, sur la terrasse. La terrasse est magnifique. Orner de fleurs qui se laissent bercées sous le vent du fleuve.
Le soleil est ardent. Les gouttes de sueur me perlent sûrement le dos au complet. Quelle balade... Je m'installe sur une chaise pour contempler ce paysage sans fin et finir de reprendre mon souffle. Louis finit par se pointer quelques minutes plus tard. On discute de guerre, de travail jusqu'à ce que Térèze vienne nous rejoindre. Tout comme Louis, Thèraissent est bien accueillante.
Ils m'expliquent comment ils sont tombés sous le charme de Notre-Dame-du-Portage. Un coup de coeur...Ils sont tellement en amour avec leur patelin qu'ils ressemblent en tout point à des agents d'immeuble...Il vendent leur coin de pays comme pas un ! T-Raisse nous quitte pour aller préparer le souper. Au menu: Pizza maison aux crevettes.
Lorsque le soleil se couche et que les nuages n'y sont pas, les reflets du soleil créer un pont d'or sur le fleuve. Assez impressionnant en live ce phénomène. De toute beauté. Malheureusement, le premier soir, le soleil s'est couché bordé de nuages. Malgré tout, c'est mieux que sur mon balcon.
Notre-Dame-du-Portage est reconnu par le National Géographic comme étant l'un des 5 premiers endroits au monde où les couchers de soleil sont les plus beaux.
Louis est venu me reconduire à l'hôtel vers 23h. Aussitôt arrivée dans ma chambre, dans le silence de l'hôtel (maudit que c'est silencieux les hôtels) la tête s'est mise à faire une petite rétrospective de la journée qui déjà s'achève avec, comme musique de fond, mes bâillements interminables. Demain une autre grosse journée m'attend: un trip de photo près du fleuve, une visite au musée du bateau miniature, du vélo, une autre balade au musée (avec Louis) et ce que je ne savais pas: un nowhere avec Louis et Théraize !
ZZzzzZZzz
Moi qui avais mis mon cadran à 5H30 pour pouvoir capturer le soleil levant, j'ai dû mettre le snooze 64 fois...Pas capable...Trop crevé...Encore un snooze...6H30, hop dans la douce. Allez cowboy, l'heure du petit déjeuner a sonné avec mes voisins de chambres (du moins, quelques-un...). Un déjeuner continental : Bagel aux bleuets et un café. Après avoir regardé le journal de Québec, hop de retour dans la chambre. Je me refais un café et saute encore une fois dans la douche. Un voyageur propre !

Je ramasse vite vite mes trucs en regardant les nouvelles sur LCN. Sort le vélo de la chambre et hop, c'est reparti ! J'ai très envie de longer le fleuve jusqu'à la pointe de Rivière-du-Loup. Environs 15 km plus loin, je croise le musée du bateau miniature. Ça ne semble pas ouvert. Je vais vérifier si c'est désert ou c’est fermé. Il n'est que 8h30 après tout... Niet, pas ouvert ! Ça ouvre dans une demi-heure. Bof, je repasserai par ici en revenant, car il me faut être à l'hôtel pour remettre les clefs à midi. Je repars donc vers la pointe. Arrêt ici et là pour prendre les paysage en photos. La rivière du loup elle-même n'est pas large comme la chanson l'indique:"La Rivière du loup est large, large, la rivière du loup est large partout..." Non, fausse représentation. J'aurais pu facilement lancer un gros caillou de l'autre côté. J'ai néanmoins pris le temps de descendre pour la frôler pour en faire quelques photos pour la postérité. J'ai aussi pris quelques photos "plates " pour montrer à ma famille de quoi ça l'air en général. Mis mon appareil en mode "normal" et clic, quelques photos pour les faire baver, sans toutefois prendre trop de place dans sa mémoire virtuelle ;-) Quelques photos plus tard, me revoici en route vers ce quai qui semble bien petit de loin.


LA POINTE DE RIVIÈRE-DU-LOUP (LE QUAI)
À peine 2-3 Km avant d'arriver au quai, les cyclistes ont droit a un petit sentier longeant le fleuve. Petit sentier en garnotte pas plus large qu'un trottoir en ville. Orner du fleuve à gauche et d'une forêt à droite, le sentier même directement au quai. Wow, encore un endroit magique !!
J'ai bien du passé une heure et demie sur ce quai (la pointe de Rivière-du-Loup). À mon arrivée, je me suis dit que le temps n'existait plus pour un petit bout. Je me suis bien amusé à prendre des dizaines et des dizaines de photos. Le seul bémol était d'être à l'hôtel pour midi (11H30 en fait, car il me fallait dîner à la chambre) et entre le quai et la chambre j'avais une petite visite du musée des bateaux à faire. Enfin, on verra rendu là. Maintenant savourons ce que les gens d'ici appel "la mer"...


Lors de mon arrivée (il devait être 9h15) il y avait déjà plusieurs voitures dans le stationnement. Ce n'était pas très rempli, mais déjà quelques visiteurs étaient sur place. Il y avait même une dame en "west". Il m'a fallu aller la voir pour lui parler de mon nouveau copain Max. Un Westfalia maniaque lui aussi... Sur le site du quai il y a une petite marina privée. les bateaux (voiliers et catamaran) sont au repos. Une croisière qui mène à l'île aux lièvres, situés en plein centre du fleuve, est sur le point de partir. Dommage d'avoir pas beaucoup de temps. Pas cher, j'aurai bien monté aussi.
C'est vrai que c'est la mer, car c'est tellement large. Tellement infini. Tellement beau. Tellement calme. Le quai est un attrait touristique hors du commun...
...Et un endroit magnifique pour faire de la photo.
ZUT , il me faut retourner vers mon lieu de départ, si je veux avoir le temps de visiter le petit musée sur ma route...
Re-zut ! Je reviendrai un jour pas trop lointain. PROMIS !
J'ai erré un peu sur le bord du fleuve et j'ai fixer le temps.
Une petite plage (ancien débarcadère ?) s'y prête volontiers.
Un cormoran était là, sur les rochers, à faire son spectacle. J'ai fait comme plusieurs, je me suis approché pour le prendre en photo. Un bel oiseau de ce coin de pays. Grands plongeurs bouffeurs de poissons.
(Utilisant une symbolique d'images et de situation, Ruba nous incite à une réflexion. Une épave habitée, arrivée on ne sait comment, éreinté et en perte d'équilibre; que signifie-t-elle ? Le rameur sans tête s'acharne sur une rame dans une barque envahie par l'eau. Le naufrage est-il causé par une fausse manoeuvre, un vice lié au bateau ou un caprice des éléments ? Notre siècle, si riche de promesses est peut-être en train de s'échouer, cargaison humaine incluse, avant d'atteindre le port. À nous de juger...)
Oeuvre de
Guerino Ruba (1940-)
Avec l'appareil photo au cou, pour ne rien manquer si quelques choses se pontaient, je refais le chemin à l'envers. Un moment donné, près d'un stationnement en garnotte, j'ai perdu le contrôle de la bicyclette. En moins de 2 j'me suis retrouvé par terre. en moins de 2 il m'a fallu "choisir" comment tombé, car mon appareil était encore suspendu a mon cou. Pense vite !!!!
Ça pédale moins vite après une chute.
Mini arrêt au musée du bateau miniature. La dame me demande d'où je viens, etc etc...Je lui dis que je ferais une visite express du musée et qu'ensuite j'en profiterais pour acheter mes souvenirs ici (un musée et un kiosque à souvenir sous le même toit).
Express oui, le musée c'est visiter en moins de 15 minutes et quelques clic. Il me faut être à l'hôtel dans moins d'une heure. L'employé sur place me demande ce que je cherche. Lui expliquant vite vite que j'ai une fille handicapée, je cherche quelques choses de pas trop fragile et de pas trop coloré pour ne pas attirer son regard...Elle me dit qu'elle a aussi un enfant différent. Paf, la discussion s'installe. Comme si, du coup, je venais de reconnaître une ancienne cousine. un proche parent. un membre de la famille des "parents différent". Étrange phénomène que c'est rencontre. Faut savoir de quoi il en retourne pour comprendre. Désolé si vous ne faites pas parti du lot... Après avoir discuté, je choisis une sculpture sur bois pour Isabelle, représentant un couple de petits vieux assis. Pour Marilou, un oiseau en bois et pour Arianne, étant donné que les chandails qui reste n tous un "CANADA" bien évident, je choisi de partager avec elle MON souvenir. Un huard en bois. Elle ne m'en voudra pas, j'en suis convaincu...




Le retour s'est bien déroulé sous les pneus du vieux 10 vitesses. Mon genou qui a subi le choc brutal de l'asphalte quelques minutes plus tôt se fait sentir...
On the road again !
Arrêt dans un garage pour récolter un sandwich, un chips, un Gatorade et du fromage en crotte de la Gaspésie. Le sac est bien attaché après les ganses de mon sac a dos, repart pour l'hôtel !
Arriver a la chambre j'ai englouti mon lunch en 2 temps 3 mouvements, et ce, en paquetant mes p'tits. Il me reste à peine une demi-heure. Louis viendra me chercher à 13h. Ça me donnera le temps pour continuer d'écrire mon séjour.
Louis se pointera à 13h comme prévu. On retourne au musée. Je re-capote, mais cette fois, en bonne compagnie. Ça fait tout drôle de voir mes trucs dans un musée. Tant d'année à ramasser les élans poétiques du plus grand poète du Québec...Louis, de son côté, a prêté toute la discographie.
Louis avec la plus part de mes affiches...
De retour chez Louis, on ramasse sa femme pour un nowhere (wain wain Louis, tu avais des plans dans la tête mon toé...). Premier endroit visité: la pépinière de Pierre "docteur" Landry (celui qui a monté l'expo, ami de Plume). Le doc est aux champs, travaillant comme un boeuf sous le soleil (qui chaque jour nous émerveille ;-) ). Toujours aussi sympathique, ce faux docteur de campagne. Il nous invite a nous abreuver un brin pour jaser un peu. Tournée du propriétaire, de la grange et de la pépinière... Chez Doc Landry, le temps même reste pris... Ensuite, Louis me fait visiter Kamouraska et la micro-brasserie Breughel. Une vraie microbrasserie artisanale. Je choisis le "bazouele". Bière blonde qui ce jour-là, avait un goût très prononcé d'olive. Comme si la bière était coupée au tiers avec du jus d'olive. Pas mal spécial... Très surprenant à la première gorgée. Pourtant, cette "Bazouelle" de bière n'est pas faite avec l'olive. Étrange ! On a dégusté sur le perron qui est aménagé en petite terrasse. Un chat mâle a pissé dans les parages ce jour-là. Une douce brise nous "odorait" !





Retour chez Louis pour un autre souper "les pieds dans l'fleuve". Au menu: hamburger sur le charcoal. C'est Louis qui s'occupe du charcoal, en vrai gars.
Discussion sur mon séjour. Louis tente encore de me vendre la place. C'est pourtant déjà fait...On a bien ri ce soir-là. Louis qui est un fervent amateur de jazz et Thérèse qui est orthophoniste...Imaginer, Louis écoute du Jazz tchèque. Très bon pour l'orthophonie ça ! Ça te ramène une langue dans le droit chemin !
J'ai eu droit au pont d'or. La nature me saluait déjà avec toute sa splendeur...
Déjà l'heure du départ qui se pointe ! Louis vient me reconduire au terminus. Jase un peu. Les remerciements s'imposent. Comment leur remettre ça ? Eux qui ont été si accueillants avec moi. Un quasi étranger. Merci encore à vous !
Le départ a eu lieu à 20H15. J'ai voyagé avec le "Martien de Noël" (Marcel Sabourin, fort sympathique d'ailleurs...). Mais ça, c'est une autre histoire !
De retour à la maison a 1H50 du mat'
Fin !
OUT !!!!
Oui je l'aurais dans la mémoire longtemps...
Merci à Louis, à Thérèse, au Doc Landru (quel bô drû) et à tous les gens très sympa de ce beau coin de pays qui on fait de mon moi-même un voyageur comblé !
...Pis fuck le facteur !